Dans une pièce, un homme seul
Le dos courbé
Les épaules rentrées
Balayé par le vent mauvais
Solitude de la multitude

A cet instant, un peu partout dans le monde
Ses amis pensent à lui
Oreilles fermées
Coeur verrouillé
Il est isolé

Des êtres l'aiment
Il les aime
Leurs portes lui sont ouvertes
Il ne les voit
Ni ne les cherche

Cécité mystérieuse
Jamais expliquée
Timidité facétieuse
Souvent retrouvée
Assurance perdue pour l'aventurier

Mais venant de nulle part
Un bruit
Non, un souffle
Se glisse
Se déguise
Parcourt les kilomètres
Il trompe l'oreille fermée
Passe par l'oeil
Se matérialise
Devient message
Atteint le cerveau
Ou est-ce le coeur ?

Il devient lumière dans la nuit
Harmonie au milieu du bruit
Tonalité du crystal
Et puis brutal
Il montre la chance

Le doute fait place à l'évidence
L'esprit devient rieur
La tête se redresse
L'espoir devient promesse
Merci à vous
Merci à toi

...

10 janvier 2010:
Un dimanche bien gris,
         Jean-Christophe Real.


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